HALEM est une association sans président qui souhaite travailler en réseau avec des groupes locaux de personnes qui porteraient leurs problématiques locales et des personnes ou groupes de personnes qui amènent leurs spécialités. (juridique, sociologie, militantisme, ethnologie, poésie, bonne volonté, etc.) C’est en cours d’organisation mais en attendant, vous pouvez contacter le siège national qui vous mettra en contact. Les personnes ressources de HALEM forment ce que nous appelons un "Conseil d’Animation". Nous avons également un forum de discussion lié à l’association.
BienvenuEs
HALEM est né en 2005 pendant une résistance de résidents d’habitants de terrain de camping face aux abus de pouvoir d’un gérant. Depuis l’association a élargie son terrain d’intervention en travaillant sur la question des cabanes, des yourtes, des caravanes, des bateaux etc. installés sans droit ni titre ou non. Nous revendiquons la liberté de consommer, de circuler, de vivre selon nos choix qui sont perpétuellement remis en cause par une stricte application de la réglementation, qui ne tient pas compte d’une partie des habitants du territoire. Notre revendication est la reconnaissance de ces habitats démontables, mobiles et/ou réversibles comme logements au même titre que le bâti conventionnel.
Nous sommes confrontés en permanence à des paradoxes juridiques. Ils favorisent une politique de guichet en matière d’installation et d’expulsion. Il en découle directement des problèmes évidents d’accès aux soins, à la scolarisation, des problèmes de précarisation économique, d’exclusion et d’accès aux droits communs à tous citoyens (vote, droit au logement, etc.) pour toute une partie de la population.
Il est important pour nous d’obtenir URGEMENT entre autres :
• La reconnaissance aux habitants de logements démontables, mobiles et/ou réversibles « biodégradables » d’un droit locatif pour le terrain, la parcelle, et bien sûr pour le logement. (contrat d’un an renouvelable, respect de la trêve hivernale, allocation logement, domiciliation sur place, droit de vote, impôts locaux...)
• Le gel ou l’abandon des poursuites judiciaires envers les personnes ayant opté par choix ou par nécessité pour ces solutions d’habitat et de vie.
Les mêmes questions se posent pour les personnes administrativement appelés « du voyage » et qui pourtant la plupart du temps ont leur attache sociale, économique sur un territoire. Malgré la reconnaissance de leur habitat comme étant leur résidence principale, il ne peuvent par exemple pas prétendre aux mêmes droits que le reste des Français en matière de Droit Au Logement (trêve hivernale...) Nous dénonçons l’utilisation que font les élus des moyens de survie que sont l’eau et l’EDF pour mettre la pression sur les familles, qu’elles soient en stationnement illicite (lorsque la commune est équipée d’une aire d’accueil) ou spontané (lorsque la commune n’est pas équipée, donc pas dans son droit d’expulser). Nous demandons également l’interdiction des expulsions lorsqu’une personne du groupe est malade, et l’interdiction des coupures d’eau en plein canicule estivale. Nous demandons à ce que tout citoyen puisse bénéficier des dispositifs mis en place pour les sédentaires sans discrimination.
Habitants de