Au revoir Joe

25 mars 2008

Joe Sacco, fondateur, président et membre le plus actif de Halem, est décédé le vendredi 21 mars 2008
Il avait été grièvement blessé dans l’incendie du squat artistique La Villa, près de Rennes

Joe

Une collecte est ouverte pour financer l’incinération prévue à Nantes ainsi que pour rapatrier les cendres et les autres frais… Annie, proche de Joe, s’en occupe. Vous pouvez lui envoyer vos chèques à l’ordre de l’asso “hébergement” à l’adresse suivante :
Annie Laporte
9 rue du Moulin à vent
91590 Cerny

NB:nous n’utilisons pas l’asso Halem car nous n’avons pas encore fini de régler les problèmes techniques avec la banque ; s’il y a plus d’argent que besoin le supplément sera versé à Halem..

Mourir le jour du printemps,
Dans les tumultes de l’équinoxe,
Là où les ombres noires des nuages défilent,
Et les vents froids du Nord s’acharnent,
Une dernière fois.
Car la lumière solaire et lunaire prend le dessus,
Le jour gagne inexorablement du terrain sur la nuit,
La pleine lune transforme même la nuit en un jour lumineux !
Symbole d’une victoire écrasante
Comme un soleil d’été.
Mourir le jour où la vie gagne sur la mort.
Joe est mort à l’équinoxe du printemps,
Et comme le Christ, mort ce vendredi saint,
Demain il sera ressuscité !

F.

Communiqué HALEM

Les causes de la mort de Joe
Les faits tels qu’ils ont été reconstitués à partir de témoignages recoupés :
Joe dormait avec trois autres personnes (Suivan, Armel et Hélène) dans une pièce spécialement ouverte aux visiteurs de la « Villa mon Bproummpfv » dans cette grande friche occupée enclavée entre la voie ferrée et la Vilaine qu’est la zone du Chardonnet à la Plaine de Baud (Rennes). Ex propriété Fraikin, l’édifice est propriété de la Ville de Rennes depuis fin janvier 2008. La veille au soir Joe travaillait sur son ordinateur portable. A 7h le vendredi 21 mars, Armel entend du bruit, se lève, voit quelqu’un sortir du bâtiment, entend des crépitements et sent une odeur bizarre sur le palier. Puis, il découvre un feu avec des flammes jaunes et bleues déjà hautes, qu’il tente d’éteindre avec une couverture. Les autres amènent un matelas à la rescousse car le feu prend très vite sans qu’ils ne comprennent pourquoi.

Qui est cette personne ? Pourquoi ce feu était-il si violent ?
Le matelas s’avère insuffisant contre des flammes vite débordantes et les quatre personnes renoncent, trois d’entre eux évacuent les lieux mais Joe, ne retrouvant pas son ordinateur portable, est vu sautant par la fenêtre peu après. Il est nu et brûlé, mais debout et conscient, il a ses lunettes sur le nez et son téléphone portable à la main. Tuch, un habitant du lieu en train de dégager sa voiture, lui propose alors avec insistance de l’emmener à l’hôpital, mais, se sentant en danger, Joe refuse, préférant attendre l’arrivée du SAMU pour être pris en charge plus rapidement. Celui-ci a mis, d’après les témoins, environ 10 minutes à arriver.
Personne n’a pu l’accompagner, sous prétextes que les amis présents n’étaient pas de la famille et, dans le branle-bas de l’événement, il n’a pas été envisagé d’envoyer quelqu’un voir ce qu’il devenait. Tout ce que nous savons, c’est qu’il a été transféré de l’hôpital de Rennes (CHRU Pontchaillou) au service des grands brûlés du CHU de Nantes et qu’il est mort avant 17h. Il semble même qu’il soit mort avant d’avoir été admis dans le service. D’après les pompiers, ses jours ne semblaient pourtant pas en danger à son départ.

Quand, où et de quoi Joe est-il mort? On espère que l’autopsie nous renseignera.
Selon les pompiers, « Les manoeuvres sont délicates. Sur ce site isolé, les bornes à incendie sont en effet trop éloignées pour les utiliser. Les pompiers doivent dès lors employer une motopompe pour alimenter leurs lances avec l’eau de la Vilaine. » Une quarantaine de pompiers sont venus, ainsi qu’une vingtaine de personnes non identifiées.

Qui étaient ces personnes ?
Les trois rescapés, encore en état de choc, ont été emmenés au commissariat où ils ont fait une déposition. Armel a déclaré avoir vu une personne s’enfuir au début de l’incendie.
Pendant ce temps, les pompiers sont venus à bout du feu vers onze heures du matin, et les bulldozers de la mairie, présents depuis le début, ont tout rasé, ce qui a bien entendu effacé toute possibilité de retrouver des indices ou des biens personnels. L’ordinateur de Joe en particulier n’a pas été retrouvé.

Qui en a donné l’ordre ? Est-ce légal ? Pourquoi ne pas avoir sécurisé l’endroit pour l’enquête ? Pourquoi ne pas avoir permis aux victimes de récupérer ce qui était encore récupérable ?
Pourtant, à 12h35, www.rennes-infhonet.fr annonçait : « La police scientifique serait actuellement sur les lieux pour déterminer les causes de l’incendie. »
Pour l’instant, le procureur n’a décidé qu’une enquête médico-judiciaire. Le corps de notre ami, associé, complice… devra donc attendre les besoins de l’investigation.

Halém étudie avec son avocate les modalités d’un accès au dossier.

Rassemblement à Mende le 20 mars

14 mars 2008


Aujourd’hui, c’est un fait, tout le monde n’habite pas dans un pavillon ou un hôtel particulier. Si beaucoup vivent dans des tours HLM ou autres, d’aucuns choisissent d’élire domicile dans des habitats aussi divers que variés, hésitant même parfois, devant le choix que leur offre une imagination débridée…

Alors, yourte, maison en paille, cabane en bois, grotte, roulotte, tipi, maison berlin/mouygues, etc., peu importe, tant qu’on y est bien. Sachant que le choix de l’habitat reflète aussi un choix écologique et social. Cependant, certains habitats se voient menacés de démolition au nom de la loi.

C’est le cas d’Eric, convoqué au tribunal correctionnel de Mende le 20 mars 2008, à 14h, pour construction illégale d’un « habitat familial de type yourte » (dixit le tribunal pénal de Mende).

Au-delà de ce procès, se pose de façon évidente - à travers la question de l’habitat - le rapport au droit et à la loi. Comment réagir pour pouvoir vivre dans le style qui nous sied, là où la place est libre ? Quels moyens utiliser - politique, juridique… ? Comment créer un rapport de force social, humain, politique, pour y arriver ?

Sont invités à le soutenir, par leur présence ce jour-là, à partir de midi, tous ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec l’attaque judiciaire et policière contre les auto-constructions. Il serait bon d’entamer une réflexion, chacun, chacune, sur les moyens de résistances à mettre en place afin que les lois cessent d’être des obstacles à la réalisation de nos rêves.

Un Collectif en Cévennes
collectifencevennes@no-log.org

Gordon est mort - Il aurait eu huit ans au mois de mai.

10 mars 2008

Lettre ouverte aux élus, à l’Etat français, à ses représentants

Gordon est mort ce samedi 16 février, à Gargenville, dans les Yvelines. Il aurait eu huit ans au mois de mai. Gordon a fait une chute de dix mètres en passant au travers du toit de l’usine désaffectée où il vivait en caravane avec ses parents.

Gordon et sa famille sont français depuis plusieurs générations. Ils sont de ceux qu’on nomme tour à tour tsiganes, voyageurs, nomades, manouches, gitans, bohémiens, etc…
Ils sont de ceux qui sont sans cesse pourchassés, expulsés, errant de places interdites en places interdites du seul fait que la loi sur l’accueil et l’habitat des gens du voyage n’est pas respectée par les communes.
Ils sont de ceux qui sont mal-logés, non pas parce qu’ils sont pauvres, mais parce qu’ils sont tsiganes, voyageurs, vivant en habitat mobile.
Gordon était un élève du camion école. Parce qu’il était en situation illégale et précaire d’habitat, il ne pouvait aller à l’école comme tous les autres enfants, alors l’école venait à lui sur le terrain, au milieu des rats, des détritus, des décombres de l’usine désaffectée sans trop bien savoir si le site n’était pas pollué.

Combien faudra-t-il d’enfants morts, de mères défigurées par la douleur, de pères en pleurs pour que soit prise la juste mesure des conditions réelles de vie des familles du voyage ?

Gordon est mort parce qu’il était voyageur, parce qu’avec sa famille il n’avait pas la possibilité d’habiter en caravane sur un terrain exempt de tout danger, parce qu’on lui a refusé l’accès à un habitat adapté, parce qu’il n’y a pas d’aire d’accueil alors qu’il était de passage dans les Yvelines.
Gordon est mort parce que des considérations fallacieuses priment dans les débats sans fin et retardent la mise en application de la loi Besson, parce qu’on privilégie les protections fort coûteuses, humiliantes et inefficaces pour empêcher les installations sauvages au détriment de l’aménagement de terrains, parce qu’on se renvoie la balle entre l’Etat et les collectivités, parce qu’on a d’autres préoccupations parfois aussi dérisoires que « flatter l’électorat » au détriment de la vie d’un enfant, parce qu’on use de répressions injustes et de mesures ségrégatives au détriment des lois républicaines.

Faut-il rappeler l’article 223-6 du code pénal sur la non assistance à personne en danger?
Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l’intégrité corporelle de la personne s’abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.
Sera puni des mêmes peines quiconque s’abstient volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours

Il faut cesser de jouer avec la vie des uns et la crédulité des autres.

A l’argument qui consiste à dire que la mise en œuvre de la loi Besson est trop lourde financièrement pour les communes,
j’oppose les choix de terrains délibérément onéreux nécessitant des infrastructures lourdes,
j’oppose les exemples des communes qui respectent leurs obligations à moindre coût, voire en faisant des profits.

A l’argument qui consiste à se retrancher derrière les réactions des administrés contre l’installation de familles du voyage,
j’oppose la réélection systématique des Maires qui ont posé un véritable acte politique, de courage, de responsabilité et d’humanisme, digne du message délivré sur les frontons des édifices publics : liberté, égalité, fraternité, pour tous y compris pour les « nomades ».

A l’argument qui consiste à stigmatiser le caractère délinquant de cette population,
j’oppose le délit de survie,
j’oppose la nécessité pour les gardiens du droit de veiller eux-mêmes à respecter leurs devoirs.

Aux rappels incessants des devoirs des gens du voyage vis-à-vis de la société,
j’oppose le dernier rapport de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) qui dénonce les discriminations dont sont l’objet les voyageurs au regard de la société française, les lois spécifiques qui font d’eux des citoyens à part.

Pour que Gordon ne soit pas mort pour rien :

Mesdames et Messieurs les Elus
►agissez en honorables mères et pères de famille et prenez ainsi les mesures d’urgence qui s’imposent pour permettre aux gens du voyage d’habiter sur votre commune,
►réunissez l’ensemble des volontaires inscrits ou non au schéma départemental, par canton, pour créer en urgence des terrains provisoires pour les familles de passage et des terrains familiaux pour les familles résidentes permanentes, avec le soutien des services de l’Etat et des associations, régularisez les situations précaires où des familles se trouvent en danger sans conditions d’hygiène et de salubrité satisfaisantes,

Monsieur le Préfet des Yvelines
refusez les mises en demeure dans le cadre de la loi de mars 2007,
►pour garantir la salubrité, la sécurité et la tranquillité des gens du voyage dont la vie est réellement en danger, l’intégrité menacée, la légitimité injustement contestée, obligez les Maires concernés à pourvoir immédiatement à l’habitat des personnes ou substituez-vous à eux en réquisitionnant des terrains dont les frais d’aménagement devront être couverts par la commune défaillante,
►incitez les forces de l’ordre à adopter des attitudes exemptes de toute intimidation et discrimination dans le seul respect de la loi.

Si un seul individu doute encore du degré d’humanité qui habite les « gens du voyage », je peux témoigner qu’une mère manouche, qu’un père gitan pleure son enfant de la même façon que le plus civilisé d’entre nous.

Daniel BOITARD- Président ASET 78 - 31, rue de la fontaine 78820 JUZIERS- 06.12.28.06.24 –
avec le soutien de la FNASAT-Gens du voyage, l’URAVIF, le MRAP, la LDH, l’ASDT, No mad’s land, Dedans/Dehors, Croyants en Liberté Buc.

Nous revendiquons la liberté de choisir notre mode de vie

7 mars 2008

Nous revendiquons la liberté de choisir notre mode de vie, d’habitat et d’accès à la terre, tant pour y habiter que pour en retirer sa subsistance.

Le contexte législatif laisse de moins en moins de place aux initiatives autonomisantes, avec des pouvoirs publics qui ne répondent aux besoins que par des solutions à court terme. Chacun doit avoir un lieu à partir duquel construire sa vie. Nous demandons la reconnaissance légale d’une diversité de logements alternatifs, dont l’installation réversible et respectueuse de l’environnement sur des terrains non-constructibles.

Il est tout à fait contradictoire que les mêmes pouvoirs qui s’avèrent incapables d’assurer un logement et un revenu fiable à tou(te)s, empêchent les personnes qui le souhaitent d’y apporter leurs propres solutions.

Suite à ces journées, nous demandons à rencontrer les pouvoirs publics aussi bien au niveau national que régional et local pour préparer cette évolution de la législation, en passant par une période d’expérimentation et la mise en place d’un moratoire des poursuites sur les installations existantes.

La manifestation s’est terminée sur la décision d’organiser des “Journées d’été de l’habitat choisi” dans le centre de la France pour renforcer le mouvement et élargir le débat public.

Pour plus d’information :

Halem, 06 18 94 75 16, halemfrance@halemfrance.org, www.halemfrance.org

Ma Cabane, 04 68 05 69 40, contact@macabane.info, www.macabane.info

Inconduite nomade, 06 30 94 85 71, nomadinconduite@free.fr, http://katipik.free.fr/

Pour participer à l’organisation de ces “Journées d’été”,
inscrivez-vous sur le groupe de discussion suivant :
http://groups.google.com/group/habitatchoisi/about?hl=fr
(Cliquer à droite sur ” Déposer une demande d’adhésion”)

Journées de l’habitat choisi

20 février 2008

Le réseau Halem et des associations et collectifs des régions
vous invitent aux
Journées de l’habitat choisi
Samedi 1er et dimanche 2 mars, pl. Bourse Paris 2

Quel que soit le type de logement, beaucoup subissent leur habitat. Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes ont décidé de le choisir en sortant des sentiers battus. Vie proche de la nature, éco-construction, financement léger, autonomie et mobilité sont des critères de plus en plus retenus pour faire son lieu de vie.

Alors que certains maires souhaiteraient accompagner cette réalité, la répression étatique s’organise en refusant de prendre en compte ses dimensions écologique, sociale et économique.

Dans un contexte de crise de société où la pression à l’uniformisation n’a jamais été aussi forte nous prenons la liberté de choisir notre mode de vie, d’habitat et de subsistance sans accepter d’être victimes de discriminations.

Nous tenons notre légitimité du fait que nous sommes co-héritiers de la Terre sur laquelle nous exerçons notre droit d’usage.

Nous savons tous que l’arrivée de nouvelles populations ces dernières années a permis de maintenir des services publics (école, Poste, etc.), de faire vivre les commerces de proximité et de développer de nouvelles niches d’activités (constructions en matériaux naturels, productions alimentaires saines, services à la personne, etc.). De même, avec la pratique du spectacle vivant, la vie culturelle s’est enrichie aussi bien dans les foyers ruraux que dans les lieux alternatifs.

Ce mode de vie est viable, décent, salubre, étant entendu qu’est viable pour une personne ce qu’elle est non seulement prête à accepter faute de mieux mais qu’elle retient en présence d’autres alternatives disponibles et financièrement accessibles pour elle.

Programme provisoire
01/03/2008 : 7h00 : Montage du point info
10h00 - 14h00 : Démonstration de montage d’une yourte de 50m2 (8m de diamètre)
- Explications techniques, aménagements…
- Démonstration de techniques d’autoconstruction écologique.
- Espaces de discussion, stands. (énergies renouvelables, eau et assainissement, aspects administratifs et juridiques)
16h00 - 18h00 : Débat “habitat choisi – logement et mode de vie”
02/03/2008 : 11h00 : Présentation générale et conférence de presse.
Après-midi : Espace de discussion.
Animations autour des stands.
17h00 : Démontage et nettoyage.
Restauration végétarienne et « bio dans la mesure du possible » sur place samedi midi et soir et dimanche midi.

Contacts : COORDINATION DES RÉSEAUX

organisation, associations, participants :
Clément DAVID - nomadinconduite@free.fr - 06 30 94 85 71 – 05 61 66 52 13

presse, communication :
Joe SACCO – halemfrance@halemfrance.org -06 18 94 75 16 – 01 64 99 47 01 – 09 61 46 12 11

http://www.halemfrance.org
http://www.macabane.info
http://katipik.free.fr

de la Ferté-Alais (91)

30 janvier 2008

Citoyens de deuxième zone, déboutés de leurs droits, 100 000 à 150 000 personnes vivent sur des terrains de camping en France, invisibles car les personnes concernées, tout comme les directions des campings et les autorités locales, collaborent à une véritable conspiration du silence. Il est interdit d’habiter à l’année sur un terrain de camping, considéré comme un équipement de loisir.
Domicile non reconnu, pas de droits des locataires (aides au logement, protection des locataires…) ils sont à la merci du bon vouloir des gérants et des administrations.

Une formule légale existe pourtant : l’ainsi nommé « terrain familial », micro terrain de camping « permettant l’installation des caravanes constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs ». Las de vivre dans la tolérance, souvent victimes de l’arbitraire, des résidents du terrain de Camping Municipal de la Ferté-Alais proposent une solution généralisable à d’autres terrains qui sans cela risquent soit la fermeture, soit une réhabilitation de luxe… et exit les habitants qui iront rejoindre les demandeurs sous la loi DALO.

Lettre ouverte aux futurs élus municipaux

Mesdames, Messieurs,

Terrain permettant l’installation des caravanes constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs, le camping municipal da la Sablière à La Ferté-Alais n’est plus (ou n’a jamais été) un équipement touristique. Il correspond par contre à la définition d’un terrain familial .

Une population de résidents stables (la plupart y passent 12 mois ou plus) oscillant entre 30 et 40 personnes environ y occupe 22 des 88 emplacements annoncés et procurent à la commune un revenu brut d’environ 6 000 euros par mois, soit 72 000 euros par an.

15 emplacements sont loués à l’année à des vacanciers qui ont le droit à 110 nuitées, cela laisse environ 35 parcelles disponibles pour le passage : taux d’occupation estimé inférieur à 10 %. La clientèle Tourisme et Loisirs apportent donc un revenu brut de 27 000 euros par an environ.

À 5 minutes de la gare RER D par le raccourci piéton, jouxté par le GR11 d’une part et un chemin communal d’autre part, à proximité de la route Corbeil-Etampes et située à égale distance de la N20 d’une part et des N7 et A6 d’autre part, la Sablière se trouve dans un environnement de bois et de cours d’eau à une heure de Paris.

Ce sont sans doute ces raisons, plus la proximité relative des services et des commerces (3 moyennes surfaces, 3 boulangeries, 2 bureaux de postes, 2 épiceries, 6 cafés, plusieurs restaurants, une dizaine de fast-foods… dans un rayon de 5 Km) qui font que les habitants du camping s’y sentent bien et préfèrent ce mode de vie à un logement social conventionnel.

Excepté que, outre la petite dizaine de parcelles apparemment abandonnées et dépourvus des installations habituels tels les points d’eau ou le point de branchement électrique, outre les douches avec leur maigre filet d’eau dans des cabines pour le moins douteuses, outre le courrier dans une seule boîte collective où se multiplient les vols, il y a le problème du statut des habitants.

Comme 100 000 à 150 000 autres personnes de par la France, les habitants de la Sablière ont choisi d’habiter sur un terrain de camping et ce en dépit de l’interdiction d’y élire domicile qui les condamne à une existence de citoyens de deuxième zone.

Privés de tous les droits habituellement reconnus aux locataires, ils n’ont le droit ni aux aides au logement, ni à la domiciliation, ni au maintien dans les lieux ou au droit de préemption en cas de vente. Ils assument ces inconvénients pour pouvoir bénéficier du mode de vie qu’ils ont choisi : paix, proximité à la nature, une simplicité choisie.

Quel statut pour la Sablière ?

Nous proposons un statut mixte, moitié terrain de loisirs et moitié terrain familial.

Non seulement une telle approche correspond à la réalité sur le terrain, mais elle permettrait la régularisation de la situation des résidents actuels, voire, à terme, d’offrir des possibilités de logement à d’autres personnes ayant fait ce même choix.

Par ailleurs, les subventions attachées à la création d’une quarantaine de places de caravanes, de l’ordre de 600 000 euros permettraient la définition et la réalisation d’un projet d’aménagement et de mise aux normes des installations établi conjointement avec les résidents, les autres usagers bénéficiant de contrats à l’année et le gestionnaire (la commune ou son mandataire).

Une telle démarche combinerait les avantages de régulariser une situation existante tout en « sortant par le haut », améliorant à la fois le statut et les conditions de vie des résidents et les commodités mises à la disposition de la clientèle de passage.

L’aménagement et la mise aux normes, dans un site favorisé par la nature et faisant partie du Parc du Gâtinais, favoriserait l’activité loisirs apportant de la clientèle aux commerces de la commune et une rentabilité améliorée au terrain de camping lui-même.

Par ailleurs, le contact entre des populations différentes enrichirait les uns et les autres pouvant déboucher, pourquoi pas, sur une dynamique particulière débouchant sur l’organisation d’évènements culturels ou autres, desquels seraient partie prenante la population et le gestionnaire du terrain.

D’autres terrains de camping se trouvent confrontés à ce type de situation de fait. L’octroi d’un statut mixte, comme il a été fait pour les hôtels sociaux, serait une solution réaliste et qui répondrait aux souhaits de la majorité de la population concernée.

Dans l’attente de votre prise de position publique à ce sujet,

Jean-François MABIRE et Joe SACCO, habitants du camping de la Sablière et membres de l’association Halem (association des Habitants de Logements Éphémères ou Mobiles)

Lettre ouverte de Kim, en grève de la faim à Montalba, au Préfet des Pyrénées Orientales
- 24 décembre 2007

15 janvier 2008

objets : Exclu par le Maire
Courrier de la DDE

Monsieur le Préfet des P.O.


Conséquence du Harcèlement Administratif, je reprends la grève de la faim début janvier à réouverture de la mairie de Montalba le Château. En effet, j’ai demandé au maire de Montalba de :

Abandonner une astreinte injustifiée de 10.200 euros ;
Appliquer l’art 102 du Code Civil (Reconnaître mon domicile chez moi) ;
Me fournir ma carte d’électeur ;
Autoriser l’installation de ma ligne téléphonique ;
Accorder la distribution du courrier dans ma boîte à lettres.

Je revendique le droit de mon choix (qui ne concerne que moi) de vivre en harmonie avec la nature :
Construction avec des matériaux naturels et traditionnels (pierre et bois sont sur place) ;
Economies d’énergie ;
l’activité sur place évite tant de transport ;
Les toilettes sèches évitent la pollution de l’eau ;
Chauffage au bois ;
entretien et débroussaillage du lieu (protection contre l’incendie) ;
En utilisant les connaissances scientifiques les plus pointues de l’humanité : panneaux solaires pour l’électricité, indépendant d’EDF
Je pratique le recyclage depuis 36 ans.
etc…
Donc,
PAS DE NUISANCES POUR LE VOISINAGE
INCIDENCE MINIME SUR L’ENVIRONNEMENT
RESPECT DU PROTOCOLE DE KYOTO.

ETC

Je viens de recevoir un courrier irréaliste de la DDE, qui dit “les seules autorisations d’urbanisme qui vous ont été accordées sont les suivantes :
- un permis de construire… Les travaux n’ayant pas été entrepris dans un délais de deux ans, cette autorisation est caduque.
- une déclaration de travaux… avec obligation de constituer une réserve d’eau au titre des risques d’incendie (réserve non constituée).”

Monsieur le Préfet,
1 - ces travaux ont été entrepris dans les délais. J’en ai fait “Déclaration d’Ouverture de Chantier” à la mairie le 16-3-99, dont j’ai récépissé avec cachet et signature du maire.
2 – Cette réserve d’eau a été constituée en son temps en collaboration avec les Pompiers d’Ille. Elle a été aussi constatée par la Gendarmerie en 2006.
Ce ne sont que deux exemples des déclarations tendancieuses et mensongères. Le maire a prétendu en son temps que je n’ai eu aucun Permis de Construire, qu’il n’y a pas de constructions chez moi, que j’ai falsifié des papiers, que je suis squatteur, etc.
Ce courrier de la DDE continue ; “Un procès-verbal a été dressé par les gendarmes. Ce dernier a été transmis au parquet et est en cours d’instruction.”
À ce sujet, j’ai donné des explications à la DDE et au Procureur.
Et cela n’enlève en rien l’harcèlement du maire.
Enfin, ce courrier de la DDE finit avec “Cette construction ne peut en conséquence pas être régularisé.”

Monsieur le Préfet, je ne vous écris pas (une cinquième fois), pour régulariser une construction (ces constructions sont régulières), je m’adresse à vous pour une question de droit civil :
Reconnaissance des droits fondamentaux, domicile et accès aux services publics.

Bien sûr, j’ai essayé maintes fois de parler avec le maire pour débloquer la situation, mais sans succès. Il refuse de me donner des explications.

Monsieur le Préfet, je m’efforce de me prendre en charge, d’être autonome et responsable. Je vous saurais gré de faire le nécessaire pour éviter ces abus. Je compte sur votre compréhension et je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Merci d’avance.

Dans l’attente de votre intervention rapide, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de ma considération distinguée.

J Miguel

Ci-joint Annexe

PS.
J’ai à votre disposition des pièces comme :
Taxes d’habitation
Permis de construire
Taxes Foncières
Titres de propriété
Déclaration d’Ouverture de Chantier

ANNEXE

Monsieur le Préfet, quel fondement a l’Administration pour, mettre les propriétaires dans la rue, les empêcher de travailler ? Son rôle n’est il pas d’aider la population au lieu de faire grossir le chômage, créer des exclus, ou des délinquants. Somme toute, créer des problèmes que la société devra par la suite résoudre…. (si je suis dans la rue, je deviens une charge pour la société)


l’art. 102 du Code Civil stipule que le domicile est au lieu du principal établissement. Et pour déterminer le domicile réel, il faut tenir compte avant tout de l’intention manifestée par l’intéressé de fixer son établissement principal dans un lieu donné (art 103).

Le maire ne reconnaît pas mon adresse, cependant, lorsqu’il me demande de payer, il le fait bien à mon adresse.
Je ne demande aucun service à la commune, je voudrais uniquement être relié avec le téléphone et le courrier, comme un autre citoyen. Je paye les impôts, je fais mes déclarations, je ne suis pas un délinquant.

Le maire, au lieu d’améliorer la vie de la population, gaspille son temps à nous tracasser.
`
Depuis environ 2 ans, je passe la moitié de mon temps à faire les démarches qui découlent de ce harcèlement, déplacement aux administrations, consultations d’avocats, étudier des lois, écrire, etc, au lieu de me consacrer à mon projet professionnel. J’ai des choses plus créatives à faire.

Pour plus d’info : http://66kim.blogspot.com/
http://marguerite.aroles66.free.fr/kim/kim.htm

Lettre ouverte de Kim, en grève de la faim à Montalba, au Préfet des Pyrénées Orientales
24 décembre 2007

15 janvier 2008

objets : Exclu par le Maire
Courrier de la DDE

Monsieur le Préfet des P.O.


Conséquence du Harcèlement Administratif, je reprends la grève de la faim début janvier à réouverture de la mairie de Montalba le Château. En effet, j’ai demandé au maire de Montalba de :

Abandonner une astreinte injustifiée de 10.200 euros ;
Appliquer l’art 102 du Code Civil (Reconnaître mon domicile chez moi) ;
Me fournir ma carte d’électeur ;
Autoriser l’installation de ma ligne téléphonique ;
Accorder la distribution du courrier dans ma boîte à lettres.

Je revendique le droit de mon choix (qui ne concerne que moi) de vivre en harmonie avec la nature :
Construction avec des matériaux naturels et traditionnels (pierre et bois sont sur place) ;
Economies d’énergie ;
l’activité sur place évite tant de transport ;
Les toilettes sèches évitent la pollution de l’eau ;
Chauffage au bois ;
entretien et débroussaillage du lieu (protection contre l’incendie) ;
En utilisant les connaissances scientifiques les plus pointues de l’humanité : panneaux solaires pour l’électricité, indépendant d’EDF
Je pratique le recyclage depuis 36 ans.
etc…
Donc,
PAS DE NUISANCES POUR LE VOISINAGE
INCIDENCE MINIME SUR L’ENVIRONNEMENT
RESPECT DU PROTOCOLE DE KYOTO.

ETC

Je viens de recevoir un courrier irréaliste de la DDE, qui dit “les seules autorisations d’urbanisme qui vous ont été accordées sont les suivantes :
- un permis de construire… Les travaux n’ayant pas été entrepris dans un délais de deux ans, cette autorisation est caduque.
- une déclaration de travaux… avec obligation de constituer une réserve d’eau au titre des risques d’incendie (réserve non constituée).”

Monsieur le Préfet,
1 - ces travaux ont été entrepris dans les délais. J’en ai fait “Déclaration d’Ouverture de Chantier” à la mairie le 16-3-99, dont j’ai récépissé avec cachet et signature du maire.
2 – Cette réserve d’eau a été constituée en son temps en collaboration avec les Pompiers d’Ille. Elle a été aussi constatée par la Gendarmerie en 2006.
Ce ne sont que deux exemples des déclarations tendancieuses et mensongères. Le maire a prétendu en son temps que je n’ai eu aucun Permis de Construire, qu’il n’y a pas de constructions chez moi, que j’ai falsifié des papiers, que je suis squatteur, etc.
Ce courrier de la DDE continue ; “Un procès-verbal a été dressé par les gendarmes. Ce dernier a été transmis au parquet et est en cours d’instruction.”
À ce sujet, j’ai donné des explications à la DDE et au Procureur.
Et cela n’enlève en rien l’harcèlement du maire.
Enfin, ce courrier de la DDE finit avec “Cette construction ne peut en conséquence pas être régularisé.”

Monsieur le Préfet, je ne vous écris pas (une cinquième fois), pour régulariser une construction (ces constructions sont régulières), je m’adresse à vous pour une question de droit civil :
Reconnaissance des droits fondamentaux, domicile et accès aux services publics.

Bien sûr, j’ai essayé maintes fois de parler avec le maire pour débloquer la situation, mais sans succès. Il refuse de me donner des explications.

Monsieur le Préfet, je m’efforce de me prendre en charge, d’être autonome et responsable. Je vous saurais gré de faire le nécessaire pour éviter ces abus. Je compte sur votre compréhension et je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Merci d’avance.

Dans l’attente de votre intervention rapide, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de ma considération distinguée.

J Miguel

Ci-joint Annexe

PS.
J’ai à votre disposition des pièces comme :
Taxes d’habitation
Permis de construire
Taxes Foncières
Titres de propriété
Déclaration d’Ouverture de Chantier

ANNEXE

Monsieur le Préfet, quel fondement a l’Administration pour, mettre les propriétaires dans la rue, les empêcher de travailler ? Son rôle n’est il pas d’aider la population au lieu de faire grossir le chômage, créer des exclus, ou des délinquants. Somme toute, créer des problèmes que la société devra par la suite résoudre…. (si je suis dans la rue, je deviens une charge pour la société)


l’art. 102 du Code Civil stipule que le domicile est au lieu du principal établissement. Et pour déterminer le domicile réel, il faut tenir compte avant tout de l’intention manifestée par l’intéressé de fixer son établissement principal dans un lieu donné (art 103).

Le maire ne reconnaît pas mon adresse, cependant, lorsqu’il me demande de payer, il le fait bien à mon adresse.
Je ne demande aucun service à la commune, je voudrais uniquement être relié avec le téléphone et le courrier, comme un autre citoyen. Je paye les impôts, je fais mes déclarations, je ne suis pas un délinquant.

Le maire, au lieu d’améliorer la vie de la population, gaspille son temps à nous tracasser.
`
Depuis environ 2 ans, je passe la moitié de mon temps à faire les démarches qui découlent de ce harcèlement, déplacement aux administrations, consultations d’avocats, étudier des lois, écrire, etc, au lieu de me consacrer à mon projet professionnel. J’ai des choses plus créatives à faire.

Pour plus d’info : http://66kim.blogspot.com/

Non, non, non, Halem n’est pas mort

2 janvier 2008

La dernière entrée sur ce blog datait du 15octobre 2007. Ça fait deux mois et demi. Cela fait longtemps.

Depuis il y a eu l’AG, une réorganisation de Halem, la mise en place, sur papier, d’une organisation nouvelle, plus collégiale. Puis il y a eu la vie privée des uns et des autres, les fêtes, des débats sur les décisions de l’AG… et ça a patiné.

Mais voilà, c’est la nouvelle année, on se remet des réveillons, on se sort la tête des différentes situations où se trouvent les une et les autres dans leur vie perso et, espérons le, ça va arracher tout d’un coup comme un embrayage à bain d’huile qui patine un peu au départ, pour mieux embrayer après.

Halem renouveau
Les statuts ont été entièrement revus et pas mal de choses ont été changées, mais il y a deux points essentiels :

Des buts plus clairement définis
« Cette association a pour but notamment :
- de favoriser par tous les moyens la reconnaissance du mode de logement éphémère ou mobile et notamment les droits fondamentaux tels le droit à la subsistance et à l’accès au foncier ;
- de favoriser la solidarité matérielle, morale et juridique afin d’obtenir la reconnaissance d’une grande diversité d’habitats, garantissant un droit au logement et un mode de vie librement choisis ;
- de soutenir des projets d’installation et défendre, dans une démarche non-violente et après étude de leur situation, les personnes et les lieux menacés. »

Tout cela était implicite dans la démarche de Halem, mais cette énonciation gagne en clarté notamment pour ce qui est le soutien actif à des projets d’installation correspondant à certains critères d’acceptabilité.

Si ce n’est pas la seule piste, cela fait référence clairement à des bases acceptées depuis longtemps comme le projet de Terrains de Vie et, de manière plus large, le Manifeste pour un droit au Logement Choisi, contribution de l’association Ma Cabane à la plateforme commune de la « coordination des réseaux » dont elle est la dernière expression en date et certainement la plus achevée.

Une structure plus collégiale
L’autre point essentiel est la transformation de l’organigramme de l’association qui abandonne le schéma classique d’un bureau composé d’un président, un secrétaire et un trésorier pour adopter une structure par groupes de travail dont les représentants forment le Conseil d’Animation.

Reste à voir comment tout cela va fonctionner.

Beaucoup des groupes sont fortement sous-équipés, voire entièrement virtuels dans l’attente de leurs équipages, avis aux amateurs.

Plus que jamais, Halem est une auberge espagnole où l’on ne trouve que ce que l’on amène collectivement.

Si nous sommes beaucoup à penser qu’il faut réagir en réseau, nous avons encore du mal à travailler ensemble.

Nous avons tous besoin les uns des autres
Je pense qu’il est nécessaire d’apprendre que chacun est différent et que la diversité est une richesse, y compris chez nous.

Pouvoir mener ensemble les actions et les stratégies sur lesquelles nous sommes d’accord, sans s’interdire de mener d’autres démarches individuellement ou par petits groupes là où nous ne sommes pas forcément sur la même longueur d’onde.

Axes prioritaires

Le groupe administratif, statutaire, gère le secrétariat et la trésorerie.

Le groupe communication externe s’occupera de toute communication destinée à aller au-delà du cercle des adhérents (site, e-mailings, relations avec les médias, publications, dépliants …)

Le groupe coordination des réseaux devra s’efforcer de créer ou maintenir une communication entre les différents groupes, plus ou moins formels existant sur le territoire et à favoriser l’échange d’information, mais aussi la mise en commun de moyens, l’adoption de stratégies et de revendications communes, voire de mandataires communs pour aller vers des négociations avec les pouvoirs publics.
Le groupe terrains de vie porte le projet du même nom qui consiste à revendiquer le droit de s’installer sur des terrains inutilisés, notamment des déprises agricoles, landes et autres terrains non-constructibles, des aménagements réversibles, sans installations en dur et autonomes en énergie, eau, assainissement etc.
Le groupe gestion des urgences aura comme tâche de suivre toutes les situations d’urgence dont il est au courant, se renseigner dessus et, dans tous les cas qui semblent défendables (les critères exacts restent à définir) prendre position publiquement, voire organiser un soutien matériel chaque fois que cela semble souhaitable et faisable.
Le groupe juridique est un espace d’échange entre juristes, avocats etc. autour de tous les thèmes touchant à la vie en habitat éphémère ou mobile. Cela inclut potentiellement la veille juridique, l’étude de dossiers, le conseil, le montage de trames de défense…
Le groupe règlement de conflits internes est destiné à faire juste cela : aider à régler nos histoires entre nous afin que l’on puisse concentrer notre temps et notre énergie sur ce que nous avons à faire ensemble.
Le groupe scientifiques, universitaires et chercheurs était proposé plutôt, me semble-t-il dans un sens technologies (énergie, eau, assainissement…). Depuis, une autre proposition serait de le fondre avec le groupe juridique et de l’élargir aux « sciences humaines » car un tel groupe d’ « experts » pluridisciplinaires semble pouvoir être enrichissant pour tout le monde.
Le groupe recherche de financement est destiné à rechercher le nerf de la guerre, à priori par tous les moyens : subventions, mécénat, dons, organisation d’événements…
Tous recherchent des ressources humaines pour fonctionner.
Contact : halemfrance@halemfrance.org ou 06 18 94 75 16

co-voiturage ag du 27/10/07

15 octobre 2007

cherche co- voiturage pour aller a Bussiere Boffy le 26 octobre au soir au départ de Bretagne ( participation aux frais ) d’avance merci

Naime