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3 juillet 2009

le nouveau site HALEM

Halte aux expulsions arbitraires

12 mai 2009

Le procès portant sur les baux des locataires a été reporté au 22 juin…

L’État de siège persiste au château d’Alincourt :

* Des locataires de retour de vacance ont trouvé leurs mobile-home dévasté et vidé de ses meubles et affaires.
* Les proches et même les parents des locataires qui ont porté plainte ne peuvent plus les visiter.
* Les plaintes s’accumulent à la gendarmerie, sans suites … Ou est l’État de droit ? Des images filmant un cambriolage, sur lequel on reconnaît les vigiles ont même été déposées …
* La Préfecture de l’Oise a organisé hier une négociation “secrète” avec le chef des vigiles qui terrorisent les locataires depuis trois mois, et refuse toujours de recevoir les associations avec les locataires spoliés et expulsés.
* Depuis trois mois, la préfecture n’a fait qu’une seule proposition de relogement, sur 67 familles qui résidaient à l’année sur place (46 ont fuit sous les pressions, 2 ont été hospitalisées, 19 .
* En préliminaire de ce simulacre de négociations, les locataires restants ont subit des pressions et des menaces des vigiles pour signer un document dans lequel il s’engagent à retirer leur plainte et ne pas parler au DAL
* Les Ministères de l’Intérieur et du logement restent bien silencieux dans cette affaire… Préfèrent ils protéger un multi millionnaire plutôt que des locataires modestes ?

….

Rappel :
Les locataires du camping du château D’alincourt ont des droits !! ils habitent là depuis parfois 20 ans, ils ont des biens, ils doivent être protégés, indemnisés, réinstallés décemment et circuler librement !

Nous demandons aux Ministère du Logement et de l’Intérieur de faire cesser ces exactions et ces expulsions illégales, de faire respecter l’État de droit, et de mettre en place des solutions de relogement et d’indemnisation de leurs biens immobiliers et mobiliers..

Le millionnaire DUMENIL, 90e fortune de France, spéculateur financier et immobilier, spécialiste des rachat de marques et des licenciements massifs, n’est ni au dessus des lois, ni dans un fief!

Solidarité avec les locataires du camping :

De Paris : Porte de Clignancourt ou porte de la Chapelle, A86, A14 direction Cergy pontoise, puis Magny en Vexin centre, puis St Gervais centre, suivre Château d’Alincourt à droite à la sortie du village.

Signez la pétition de soutien aux locataires du camping d’Alincourt :
http://www.droitaulogement.org/petitions/index.php?petition=3

+ d’infos :

AGENDA :

Jeudi 28 mai 13h30 : Délibéré du Procès en appel contre la condamnation du DAL à 12 000 euros d’amende

logo-halem

Rencontres Nationales de l’habitat choisi

23 juin 2008

du 1 au 4 août 2008
à St Jean du Gard, en Cévennes

Toutes les infos sur :
http://habitatchoisi.unblog.fr/

Au revoir Joe

25 mars 2008

Joe Sacco, fondateur, président et membre le plus actif de Halem, est décédé le vendredi 21 mars 2008
Il avait été grièvement blessé dans l’incendie du squat artistique La Villa, près de Rennes

Joe

Mourir le jour du printemps,
Dans les tumultes de l’équinoxe,
Là où les ombres noires des nuages défilent,
Et les vents froids du Nord s’acharnent,
Une dernière fois.
Car la lumière solaire et lunaire prend le dessus,
Le jour gagne inexorablement du terrain sur la nuit,
La pleine lune transforme même la nuit en un jour lumineux !
Symbole d’une victoire écrasante
Comme un soleil d’été.
Mourir le jour où la vie gagne sur la mort.
Joe est mort à l’équinoxe du printemps,
Et comme le Christ, mort ce vendredi saint,
Demain il sera ressuscité !

F.

Communiqué HALEM

Les causes de la mort de Joe
Les faits tels qu’ils ont été reconstitués à partir de témoignages recoupés :
Joe dormait avec trois autres personnes (Suivan, Armel et Hélène) dans une pièce spécialement ouverte aux visiteurs de la « Villa mon Bproummpfv » dans cette grande friche occupée enclavée entre la voie ferrée et la Vilaine qu’est la zone du Chardonnet à la Plaine de Baud (Rennes). Ex propriété Fraikin, l’édifice est propriété de la Ville de Rennes depuis fin janvier 2008. La veille au soir Joe travaillait sur son ordinateur portable. A 7h le vendredi 21 mars, Armel entend du bruit, se lève, voit quelqu’un sortir du bâtiment, entend des crépitements et sent une odeur bizarre sur le palier. Puis, il découvre un feu avec des flammes jaunes et bleues déjà hautes, qu’il tente d’éteindre avec une couverture. Les autres amènent un matelas à la rescousse car le feu prend très vite sans qu’ils ne comprennent pourquoi.

Qui est cette personne ? Pourquoi ce feu était-il si violent ?
Le matelas s’avère insuffisant contre des flammes vite débordantes et les quatre personnes renoncent, trois d’entre eux évacuent les lieux mais Joe, ne retrouvant pas son ordinateur portable, est vu sautant par la fenêtre peu après. Il est nu et brûlé, mais debout et conscient, il a ses lunettes sur le nez et son téléphone portable à la main. Tuch, un habitant du lieu en train de dégager sa voiture, lui propose alors avec insistance de l’emmener à l’hôpital, mais, se sentant en danger, Joe refuse, préférant attendre l’arrivée du SAMU pour être pris en charge plus rapidement. Celui-ci a mis, d’après les témoins, environ 10 minutes à arriver.
Personne n’a pu l’accompagner, sous prétextes que les amis présents n’étaient pas de la famille et, dans le branle-bas de l’événement, il n’a pas été envisagé d’envoyer quelqu’un voir ce qu’il devenait. Tout ce que nous savons, c’est qu’il a été transféré de l’hôpital de Rennes (CHRU Pontchaillou) au service des grands brûlés du CHU de Nantes et qu’il est mort avant 17h. Il semble même qu’il soit mort avant d’avoir été admis dans le service. D’après les pompiers, ses jours ne semblaient pourtant pas en danger à son départ.

Quand, où et de quoi Joe est-il mort? On espère que l’autopsie nous renseignera.
Selon les pompiers, « Les manoeuvres sont délicates. Sur ce site isolé, les bornes à incendie sont en effet trop éloignées pour les utiliser. Les pompiers doivent dès lors employer une motopompe pour alimenter leurs lances avec l’eau de la Vilaine. » Une quarantaine de pompiers sont venus, ainsi qu’une vingtaine de personnes non identifiées.

Qui étaient ces personnes ?
Les trois rescapés, encore en état de choc, ont été emmenés au commissariat où ils ont fait une déposition. Armel a déclaré avoir vu une personne s’enfuir au début de l’incendie.
Pendant ce temps, les pompiers sont venus à bout du feu vers onze heures du matin, et les bulldozers de la mairie, présents depuis le début, ont tout rasé, ce qui a bien entendu effacé toute possibilité de retrouver des indices ou des biens personnels. L’ordinateur de Joe en particulier n’a pas été retrouvé.

Qui en a donné l’ordre ? Est-ce légal ? Pourquoi ne pas avoir sécurisé l’endroit pour l’enquête ? Pourquoi ne pas avoir permis aux victimes de récupérer ce qui était encore récupérable ?
Pourtant, à 12h35, www.rennes-infhonet.fr annonçait : « La police scientifique serait actuellement sur les lieux pour déterminer les causes de l’incendie. »
Pour l’instant, le procureur n’a décidé qu’une enquête médico-judiciaire. Le corps de notre ami, associé, complice… devra donc attendre les besoins de l’investigation.

Halém étudie avec son avocate les modalités d’un accès au dossier.

Rassemblement à Mende le 20 mars

14 mars 2008


Aujourd’hui, c’est un fait, tout le monde n’habite pas dans un pavillon ou un hôtel particulier. Si beaucoup vivent dans des tours HLM ou autres, d’aucuns choisissent d’élire domicile dans des habitats aussi divers que variés, hésitant même parfois, devant le choix que leur offre une imagination débridée…

Alors, yourte, maison en paille, cabane en bois, grotte, roulotte, tipi, maison berlin/mouygues, etc., peu importe, tant qu’on y est bien. Sachant que le choix de l’habitat reflète aussi un choix écologique et social. Cependant, certains habitats se voient menacés de démolition au nom de la loi.

C’est le cas d’Eric, convoqué au tribunal correctionnel de Mende le 20 mars 2008, à 14h, pour construction illégale d’un « habitat familial de type yourte » (dixit le tribunal pénal de Mende).

Au-delà de ce procès, se pose de façon évidente - à travers la question de l’habitat - le rapport au droit et à la loi. Comment réagir pour pouvoir vivre dans le style qui nous sied, là où la place est libre ? Quels moyens utiliser - politique, juridique… ? Comment créer un rapport de force social, humain, politique, pour y arriver ?

Sont invités à le soutenir, par leur présence ce jour-là, à partir de midi, tous ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec l’attaque judiciaire et policière contre les auto-constructions. Il serait bon d’entamer une réflexion, chacun, chacune, sur les moyens de résistances à mettre en place afin que les lois cessent d’être des obstacles à la réalisation de nos rêves.

Un Collectif en Cévennes
collectifencevennes@no-log.org